Archive de la catégorie ‘Longue-distance’

Montréal – St-Irénée

2010-08-14 @ 12:08:45

Vélo : Trek 2300
Distance : 371.60 km
Durée : 1110 min.
Trajet : Voir le parcours

Arkel : Le port-bagage Arkel de Carl est chambranlant. Le contenu de son sac Pelican est transféré dans son sac cocotte.

Bidon : Le fixe de Carl n’a pas de porte-bouteille. Il traîne 3 bidons dans son sac cocotte. I litre d’eau = 1 kilo. Non seulement c’est pesant, il doit arrêter pour boire.

Calme : Rouler sur la 138 de nuit c’est absolument zen. Entre Mtl et 3R on a pas croisé plus que 20 voitures et on a eu droit à quelques étoiles filantes.

Mtl-St-Irénée - Pause à Lavaltrie

Pause à Lavaltrie

Déprime : Carl a des pensées négatives depuis Lavaltrie. Son sac est pesant. On commence à réaliser que son setup c’est pas l’idée du siècle.

Endormitoir : Je vois Carl zigzaguer à quelques reprises. Je pense qu’il veut éviter des trous. Il est carrément en train de s’endormir. On arrête à Louiseville pour un café.

Froid : Entre Berthier et 3R j’ai gelé. J’avais juste amené un jersey sans manches et un petit coupe-vent de polyester également sans manches. Ça m’aurait pris un chandail de laine Merino.

Gants : Une note pour que je pense à changer mes gants.

Halte : Petit déjeuner au MacDo de 3R. Y’a pas grand chose d’ouvert à 5h du mat. Le soleil se lève tranquillement. On a hâte qu’il commence à chauffer.

007

Le pont de Ste-Anne-de-la-Pérade

Ironie : Notre ami le vent fait dans l’ironie. Il souffle du Nord-Est depuis Ste-Anne-de-la-Pérade. Pour Carl c’est un supplice de plus. Résumons : Sac pesant, ne peut pas boire souvent, fixe, vent de face. Il ne manque qu’un silice…

Mtl-St-Irénée - Pause à Ste-Anne-de-la-Pérade

Pause à Ste-Anne-de-la-Pérade

Jasette : Vous venez de où? Montréal. Vous êtes partis hier? Non cette nuit. Vous allez où??? St-Irénée. (Rendu ici la personne qui pose ces questions a la bouche ouverte comme un poisson et n’émet plus aucun son)

Ken toé! On s’est amusé avec un suceur de roues dans les côtes de Québec. Il a tenu bon pendant quelques km avant d’abandonner. On a aussi croisé des coureurs. Il y avait une course cette journée là.  Première crevaison sur un pneu cadence à cause d’un morceau de vitre en forme de silex qu’il a fallu extraire avec des pinces.

Las : Carl avait commencé à douter qu’il puisse se rendre jusqu’à Ste-Irénée à partir de Deschambault. Rendu à Québec il confirme qu’il arrête ici. Moi je suis surpris qu’il se soit rendu jusqu’à Québec avec 30 livres dans le dos!

Marde (de la)! J’ai décidé de prendre la 360 entre Québec et Beaupré. Le problème c’est qu’il y a de la construction. Descend une rue en bas, remonte en haut, descend en bas, remonte en haut. Au dépanneur un cycliste me suggère fortement de prendre la 138. Maudite bonne idée parce que le vent a viré de bord. Je fly!

Mtl - St-Irénée - Sur l'avenue royale

La 360 c'est plus beau que la 138 mais c'est plus long

No problemo : Pour le moment tout va pour le mieux. Je sais que le pire reste à venir. 90 km de côtes. Je me lance dans la première côte de la miche avec détermination.

Ostifi que c’est long! À partir de Beaupré ça monte pendant 20km. Cette nuit je gelais, maintenant je bouille. J’achète de l’eau au gallon et je me fait des douches d’eau froide.

Point le plus haut : Le sommet est à mi-chemin entre Beaupré et Baie-Saint-Paul. Maintenant ça descend. Mon odomètre est mort donc j’ignore à quelle vitesse je roule.

Mtl-St-Irénée - Fin des côtes

Le top du top

Quizz : Pensez-vous qu’il est possible de s’endormir sur un vélo?

Réponse : Pendant la descente de Baie-St-Paul alors que je roulais probablement au dessus de 85 km/h j’ai eu une absence de quelques secondes. À partir de ce moment là je décide de me secouer la tête pour rester éveillé dans les descentes. Les automobilistes qui passaient par là s’en souviennent encore.

Sonne (le téléphone) : Miss Targa m’attend aux éboulements. Elle me prévient qu’il y a 2 chantiers de construction avec une seule voie d’ouverte et aucun accotement.

Trop c’est comme pas assez : La montée de la 362 en quittant Baie-Saint-Paul c’est 5 km avec du 10% un peu partout. Je ne m’obstine plus. Je met le petit bracket et je mouline.

Urge (ça) : J’arrive au premier chantier. Je laisse passer la file de voiture et je me garroche. Ça monte criss! Je vois la file de voitures qui attendent de l’autre côté que la lumière vire au vert. M’as tu me rendre avant?

Victoire! Entre les 2 chantiers il y a une 15%. Les voitures de l’autre côté attendent encore le feu vert. Les fenêtres sont ouvertes et on m’encourage. Lâchez pas monsieur! Je me sentais comme dans le tour quand ils arrivent au sommet d’un col!

Wapiti : Je n’ai croisé aucun Wapiti sur la route.

X (je cherche encore un mot qui commence par un X si vous avez une suggestion) : J’arrive enfin aux éboulements. Il reste seulement la côte du village à monter. Je roule maintenant avec Miss Targa et Angelo qui sont venus me rejoindre à vélo.

Yeah! La dernière côte est franchie. Il ne reste que quelques km avant d’arriver. La maison est en haut de la côte qui mène à St-Irénée. 370 km plus tard , j’ai encore du jus pour faire des accélérations. Faut dire qu’on me filme donc ça motive!

Mtl-St-Irénée - Fin du parcours

La vue

Zzzzzzzzzzzzzzzzzzzz On a une réservation à 20:00 au resto. Je suis debout depuis 36 heures. J’ai eu quelques absences durant le souper… Dodo.

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Montréal-Québec 2010

2010-07-17 @ 05:07:15

Vélo : Trek 2300
Distance : 278.73 km
Durée : 512 min.
Trajet : Voir le parcours

Tout était parfait à part le vent qui s’est amusé à jouer au yoyo ce qui fait qu’on l’avait souvent de côté et qu’il changeait de bord de façon imprévisible. J’ai roulé surtout avec les mollos sauf pour la portion Berthier – 3R ou j’ai embarqué dans le train de l’enfer. Pas eu trop de problèmes au cul sauf vers la fin alors que la blessure de la fesse gauche s’est réveillée un peu mais heureusement, le zincofax a bien protégé les 2 endroits sensibles donc pas de lésion. Aucun incident n’est venu perturber cette belle journée à part 2 crevaisons sur des… roulement de tambour…  Michelin Krylion!. Côté météo c’était chaud mais endurable. On prévoyait des orages en fin de journée et en arrivant dans le vieux-Québec on a vu les premiers éclairs fendre le ciel mais c’est devant la porte de l’hôtel que la pluie a commencé. Quel sens du timing! Les voitures (et les mobylettes) balais ont encore une fois fait un travail irréprochable. Un gros merci aux bénévoles!

Statistiques 2010

  • Cyclistes : 20
  • Pelotons : 2
  • Temps
    • Mtl – Berthier : Groupe mollos : 30,2 km/h de moyenne
    • Berthier – 3R : Groupe rapidos : 39,4 km/h de moyenne
    • 3R – Deschambault : Groupe mollos + Solo : 32,2 km/h de moyenne
    • Deschambault – Québec : Groupe mollos : 29 km/h de moyenne

De gauche à droite : Defrag, Bizzoune, Delta, Flash, Lappie, Lakota, Orignal, Fab, Vincent, Morinos, EspressoPat, Maber, Pete4×4, MELEndorphine, Frits, FelizeCat, Vamp, Franc01ss, Bécane, Franc01ssPapa (caché)

Montréal-Québec 2010

Team Vélocia Mtl-Qc 2010

FabEtDefrag

Respectez les limites! (photo du père de Fabrice)

Mtl-Berthier en mode relax puis Berthier-3R en mode turbo!

Mtl-3R

Les 2 pelotons en chiffres

Mtl-Qc 2010

Pause au Coco-Tango de 3R

Mtl-Qc 2010

Pause au Coco-Tango de 3R

Mtl-Qc 2010

Pause au Coco-Tango de 3R

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Post-Mortem

2010-07-11 @ 09:07:27

Alimentation

Ça va me prendre des suppléments d’electrolytes en cachets et un mix énergétique pas trop dégueulasse pour mes bouteilles. M’a mettre hein homme là dessus!

Physique

Mes 2 plaies aux ischions sont en bonne voie de guérison mais je vais éviter le vélo jusqu’à jeudi soir parce que j’ai pas envie de rater le Mtl-Qc du 17 juillet pour une histoire de cul mal soigné. Les histoires de « saddle sore » sont assez courantes chez les randonneurs, certains en souffrent plus que d’autres. Dans mon cas je suis convaincu qu’avoir mis du Zincofax (ou crème à chamois) à cet endroit je n’aurais pas de problème en ce moment.

Mes pieds sont encore légèrement engourdis sous la plante des pieds et c’est un peu plus prononcé sous les orteils. Je me fais des massages le soir et ça aide. J’ai commencé à magasiner pour des souliers avec une semelle plus rigide en carbone mais ils sont difficiles à trouver en ce moment. C’est la première fois que ça m’arrive et je suis pas certain si c’est un problème de soulier ou de pédales. Pour le moment je vote pour les souliers.

Équipement

La lampe de poche à led que j’ai achetée à Hong-Kong éclaire très bien, nul doute là dessus. Le problème c’est qu’elle a 5 modes d’éclairage (3 intensités et 2 mode flash) et qu’elle change de mode à chaque fois que je roule dans un trou. J’ai donné un show de lumière toute la nuit.

Ma selle a fait du bruit tout le long du brevet. Cric, crac à chaque coup de pédale. Je l’ai avancée de 1 cm parce qu’elle était au bout. Ça me prendrait une tige de selle sans setback pour bien faire.

Mon porte-carte Arkel est super mais quand tu montes en danseuse ou que tu pédales debout il est dans les jambes.  Même chose pour le Bento Box.

Le sac arrière Arkel a fait la job. C’est mieux que des sacoches car plus centré sauf quand tu montes en danseuse, là on sent le poids d’un bord et de l’autre. y’a pas de solution miracle pour remplacer ça. Les sacoches ça en prend 2 sinon ça débalance le vélo dans les montées et 2 sacoches c’est plus pesant que le sac Arkel et ça parait quand elles sont pleines. Je dois réviser ma check list parce que j’ai traîné du stock pour rien.

Il faut que je trouve le moyen de recharger mon Garmin en roulant. Les arrêts qu’on fait c’est pas assez pour recharger le GPS pendant le jour ce qui fait que j’ai manqué d’énergie dans la nuit de samedi à dimanche. J’ai réussis à le recharger au complet à Lennoxville pendant notre courte nuit.

Brevet 600 km - Heure bleue

Brevet 600 - Heure bleue

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Brevet de 600km

2010-07-04 @ 10:07:41

Vélo : Trek 2300
Distance : 622.63 km
Durée : 2252 min.
Trajet : Voir le parcours

PS : Si vous cliquez sur la carte attendez vous à un long temps de téléchargement. Il y a 10703 points dans le trajet. Le fichier fait 446k….

J’ai juste dormi 4 heures. Il est 5 heures du matin. J’ai de grosses ambitions : Faire le brevet en 30 heures. Ça va être plus long que ça…

Dans mon plan de match je m’étais juré de respecter ma vitesse de croisière mais le plan de match prend le bord dès le départ. Nous formons un peloton de 8 cyclistes et ça roule : Au premier contrôle de St-Césaire nous avons 32km/h de moyenne. Dans Granby Pier-Luc commence a avoir mal au genoux. Il traîne cette blessure depuis la flèche du mois de mai. Cette blessure est venue le hanter lors du brevet de 400 du 12 juin. Encore une fois il devra abandonner. Les premiers vallons commencent après Granby. Soudainement aux alentours du km 100 je sens l’acide lactique envahir mes cuisses. Pris au dépourvu, je n’ai pas d’autre choix que de quitter le peloton. J’arrête à Eastman pour faire le plein de glucides. Un peu plus loin 2 autres randonneurs me rejoignent. Ils essaient tant bien que mal de me tirer mais je suis incapable de suivre tellement les cuisses me brûlent.

Brevet 600km

On roule dans mes anciennes terres

Brevet 600km

Ça aura pris 3 morts pour justifier un accotement à Rougemont

Je continue seul jusqu’au 2ième contrôle à Compton. Il commence à faire très chaud. Je me force à avaler un mauvais sandwich de dépanneur. 5 randonneurs arrivent et m’invitent à rouler avec eux. Ils ont l’intention de rouler mollo et je dois avouer que ça tombe assez bien. Ils me suggèrent fortement de réserver une chambre aux résidences de l’université Bishop à Lennoxville ce que je fais. Après une pause de 45 minutes on repart. On approche de St-Malo et les côtes commencent à être plus coriaces. Moi qui n’ai jamais souffert de crampes, me voilà pris avec ce problème. Je réalise à cet instant que je suis en manque sévère d’électrolytes. Mon moral vient de prendre une drop.

Brevet 600km

On roule dans les terres du Pingouin

Le troisième contrôle est à Cookshire. C’est là que débute la route des sommets : 63 km de côtes jusqu’à Woburn par la 212. Ce sera mon pire calvaire depuis que je fais du vélo. En temps normal c’est un trajet que apprécierais mais en ce moment chaque côte que je vois apparaitre me donne envie de vomir. J’ai des nausées et je ne mange plus rien depuis Cookshire. Je roule à l’eau clair. La recette parfaite pour bunker. Sur ces 63 km je boirai 6 gourdes d’eau tellement j’ai soif. Je commence à me demander comment je vais faire pour me rendre à Lennoxville cette nuit. Mon moral est maintenant à zéro. On fini par atteindre Woburn de peine et de misère. Le soleil commence à baisser. La température aussi. Les pentes se font moins assassines. On roule sur le bord du lac Mégantic, un circuit que j’ai fait en 2008.

Brevet 600km

Le soleil se couche à Megantic

On arrive au 4ième point de contrôle de Lac Megantic vers 21:00. Je n’ai pas faim mais je sais que je dois manger coûte que coûte. Je commence par une soupe poulet et nouilles suivi d’un bagel/cream cheese, le tout arrosé d’un thé glacé et d’un lait au chocolat. Mon estomac va s’en souvenir longtemps de celle là. À quelques reprises je m’endors à la table pendant qu’on parle. On est deux à vouloir coucher à Lac Megantic, les autres ont l’intention de se rendre jusqu’à Lennoxville. Pendant qu’ils préparent leurs lumières on se rend à l’hôtel. Je réalise soudain que je ne fais plus d’acide lactique dans les jambes. Le moral remonte de 50% d’une shot! Je sais que si je couche ici il y a de fortes chances que le brevet soit foutu. Je prend alors la décision de continuer. Quant à Gilles il est complètement vidé, il est donc hors de question qu’il nous suive mais malheureusement pour lui, le motel est plein. Je vais chercher les autres pendant qu’il tente de trouver un chambre ailleurs. La seule chambre de libre est à Woburn à 30 km de là. On oublie ça!

On décide d’encadrer Gilles pour la nuit. On roule autant que possible autour de lui pour lui couper le vent. Aussitôt que ça grimpe on ralentit pour lui permettre de suivre. Je monte des côtes en 39×25 alors qu’en temps normal je grimperais ça en 47×17 sur mon fixe. À quelques reprises, j’ai regretté de ne pas avoir mis la 12-27. Au moins la température est fraiche,  il y a peu de circulation, la route est belle et il y a un accotement. C’est assez spécial de monter ou descendre des côtes sans savoir où ça finit. À un moment donné en pleine descente, l’accotement disparait et je me retrouve à rouler dans le gravier mais je réussis à garder le contrôle. Ouf! Vers 23:45 commence la série de crevaisons. Nous devrons arrêter 4 fois. Pendant que Frédéric répare son pneu, Gilles décide de monter la côte à pied. Tout ce qu’on voit au loin ce sont ses blinkies qui semblent prendre une éternité à disparaitre. À Cookshire il y a une bonne côte dans le village. Je suis étonné de voir avec quelle facilité je réussis à la monter. Mon énergie est revenue je ne sais trop comment. Sur la 108 Gilles perd le contrôle et tombe. Il est temps qu’on arrive. À 3:30 on est au 5iême point de contrôle de Lennoxville et là, pour la première fois depuis le départ, j’ai faim pour vrai. J’enfile un sandwich au poulet avec 2 beignes au chocolat et une pinte de lait au chocolat le tout presqu’en même temps.  On se couche vers 4:00 après un bonne douche. Mettons que je n »ai pas trop tourné dans le lit. Mon sommeil pourrait s’apparenter à un coma de 3 heures. Quand le cadran sonne il est 7:15. Il reste 180 km à faire. Go Go Go!

Brevet 600km

Crevaison

Après un déjeuner copieux fourni avec la chambre on repart. Ça commence avec la longue montée pour sortir de Lennoxville. À un moment donné on réalise qu’on a passé tout droit. 5 km pour être exact. On vient de rallonger notre brevet de 10 km.  De mon côté je suis en bonne forme. Je ne fais plus d’acide lactique dans les cuisses et les crampes ont mystérieusement disparues. Rendu à Magog on se trompe une deuxième fois. Une autre côte de montée pour rien. On revient sur nos pas et on tourne sur Southière et là j’aperçois une côte que j’ai déjà montée il y a 2 ans et je sais qu’elle va faire mal. Rendu en haut on tourne à gauche sur le chemin des pères. Et c’est reparti pour un autre 20 km de bosses. À mi chemin il est 12h30 et on doit être à Cowansville avant 15:00 sinon le brevet est foutu, bref on ne peut plus niaiser, il faut rouler. Martin et Patrick commencent à être loin en avant. Je réalise qu’ils ont décidé de clancher jusqu’à Cowansville. Ne sachant pas ce qui m’attend pour la suite je décide de les rejoindre pour me donner le plus de chance possible. J’ai roulé pendant 10min à 35 km/heures pour les rattraper. Je ne sais toujours pas d’où m’est venue cette énergie.  On est arrivé à Cowansville à 14:00. Lise m’appelle pendant qu’on mange. Tu es en pause? Elle me suivait grâce au spot messenger!

Brevet 600km

Un peu avant le chemin des pères

Brevet 600km

Le chemin des pères

Avant de partir de Cowansville on aperçoit Gilles qui arrive au point de contrôle à 14:53 juste à temps pour puncher. J’espère qu’il a réussis son brevet car il a vraiment tout donné pour se rendre là. On est maintenant rendu 4. On roule sur la 104 en direction de Farhnam. J’aperçois le mont St-Grégoire au loin.  J’ai habité près de là pendant 15 ans. Mon moral est maintenant au beau fixe. On roule à 32 km/h. Martin est déchaîné et on doit parfois le modérer quand ça grimpe. Sur le rang du haut de la rivière Sud qui longe la rivière Yamaska, Philipe a une 4ième crevaison (Achetez pas de Maxis…). On arrête à St-Césaire pour refaire le plein d’eau. J’ai tellement chaud que je m’achète un Pop Sicle! On zigzag dans les rangs pour finalement atteindre mon ancien patelin, Marieville. Je connais bien le coin. Tantôt il ventait, maintenant il tornade! On roule sur la 112 avant un bon vent de face pendant 20 km. Martin a ouvert tout du long.

Le dernier contrôle est à St-Lambert. Le punch officiel est à 18:54 soit 37 heures et 54 minutes après notre départ de la veille. Lise devait m’attendre dans le stationnement mais à l’heure qu’il est elle a dû quitter avant notre arrivée. En ouvrant la valise de ma voiture j’ai découvert un cooler rempli de fruits, de chocolat au lait et de pringles. Le petit gars avait un gros sourire dans le visage!

Brevet 600km

Carte de contrôle

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La Covey Hill en fixe

2010-06-19 @ 10:06:56

Vélo : Marinoni Suzanne
Distance : 204.79 km
Durée : 422 min.
Trajet : Voir le parcours

C’est Carl jeudi soir qui m’a parlé de faire le brevet de 200km en fixe. Pour être certain qu’il savait dans quoi il s’embarquait je lui ai rappelé la présence d’une côte d’une certaine importance sur le trajet que les habitants du coin appellent la Covey Hill et qu’on peut voir de Montréal quand le ciel est clair notamment en haut du pont Jacques-Cartier. Mais à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire comme dit l’adage ce qui fait que samedi matin à 6:45 am (le premier défi consistait à se lever aussi tôt un samedi matin) on était au point de départ des brevets du CVRM à St-Lambert. Nos montures ont tôt fait d’attirer l’attention des participants (Vous allez avoir du fun dans la Covey Hill! Oui, oui on le sait…) tellement que Jean Robert tient à prendre des photos des 2 zigotos, peut-être en guise de souvenir de notre dernier brevet qui sait.

Brevet 200k

Les deux zigotos

Brevet 200k

Les participants

Le trajet est principalement nord-sud donc grosso-modo on a le vent dans le front pour la première partie du parcours et dans le dos pour le retour. On roule dans un peloton de 6 cyclistes avec un léger vent de face au début qui s’intensifiera au fur et à mesure que la journée avance. Déjà au premier contrôle le vent a redoublé d’ardeur et il y a des rafales. Vincent et un autre cycliste dont j’ai oublié le nom se partagent la plupart du temps le sale boulot en avant. Je crois qu’ils ont pitié des fixeux. Je suis sur un bracket de 47×17 qui convient bien à l’allure du peloton (27-30 km/h) ce qui n’est pas le cas de Carl qui roule sur un bracket qui convient mieux à une course de Keirin. (48×15 si je me souviens bien)

Après 60 km de vent de face on tourne enfin vers l’ouest, direction Covey Hill. Le vent nous est favorable car il est sud-est. Malheureusement ça ne durera pas longtemps car quelques km avant la montée il devient sud-ouest juste à temps pour nous emmerder pendant l’ascension que j’appréhende depuis 1 heure à cause de la chaleur car il fait vraiment chaud. Le petit faux plat apéritif de la Covey Hill nous bouffe notre énergie. Vincent a son vélo de route mais il est sur le même braquet que moi et il a juré sur la tête de sa mère de ne pas changer de vitesse durant l’ascension. C’est pas long pourtant qu’il nous largue avantagé qu’il est par son physique de grimpeur (on va avoir un avantage sur lui plus tard) et ses 2 cocottes! De mon côté j’ai les mains moites et mon guidon sans guidoline révèle rapidement ses faiblesses. Je décide de la monter très lentement. Les 2 premiers paliers se font relativement bien même si je me crie des bêtises tout du long en me disant que j’aurais dû mettre les bullhorns. Le dernier palier est le plus difficile des 3 avec du 12-15% qui s’éternise un peu trop longtemps. Je n’ai plus le choix alors de faire des S. Je réussirai quand même à la monter sans mettre le pied à terre. Hourra!

Maintenant il faut descendre la côte. Moi ça va mais Carl n’a pas de frein. Heureusement il a déjà été un danseur de Cha-Cha réputé dans une autre vie ce qu’il s’empressera de nous démontrer en arrivant en bas de la côte avec un pied déclipé et l’autre qui essaye vainement d’arrêter l’engin infernal. Sa glissade sur le bas côté fut très gracieuse dans les conditions et les 15 cyclistes qui attendaient au stop pour monter la côte ne feront probablement jamais de fixe de leur vie après cette démonstration fort épicée.

Brevet 200k

Pas une égratignure sur le cadre!

On arrête à St-Antoine-Abbé pour le 2ième contrôle et pour le lunch. il est temps parce que la chaleur m’indispose et je suis incapable d’avaler quoique ce soit de sucré depuis le départ. Je roule vraiment à l’eau clair! On fera la connaissance de Papasof membre de Velocia qui a reconnu le nom defrag dans notre conversation. Avant de partir je flip ma roue de bord (47×16) car je sais que j’aurai besoin de plus de puissance pour le retour avec un bon vent de dos. Ce que je n’avais pas prévu c’est qu’avant de monter au nord, on zigzag en masse vers l’ouest et vers le sud et qu’il y a quand même de belles petite collines. Pour le sens du timing on repassera.

Le 3ième contrôle est à Coin-Douglas. Il y a un relais de camionneurs avec air-climatisé et tout le tralala. On s’écrase dans les divans de cuir et on relaxe avant d’entreprendre les 40 derniers km. C’est là qu’on apprend que des trombes d’eau sont prévues pour la région de Montréal et effectivement le ciel est plutôt menaçant. Par contre on a le vent dans le dos pour le reste du trajet. Carl a maintenant un avantage avec son bracket monstrueux. Ça roule en masse. À un moment donné je trouve que je spine pas mal. On roule à 42 km/h ce qui correspond à 115 rpm dans mon bracket. Hey les boys on slack un peu okay? À 38 c’est beaucoup mieux. La vraie pluie commence à St-Philippe. Heureusement elle est chaude car c’est une véritable douche qui nous tombe dessus sans compter le vent qui se met de la partie. Vincent commence à geler aux lumières sans fin du blv Taschereau (je vous l’avais dit qu’on aurait un avantage sur lui). Au dernier contrôle un bon samaritain s’offre  de nous ramener en voiture tellement on fait pitié mais comme on est des vrais, on refuse poliment l’offre et on se tape les derniers km dans un déluge digne de Noé.

Est-ce qu’on a aimé notre journée? Voui!

StatsBrevet200km

J'ai partis mon compteur en retard, il manque les 7 premiers km.

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400 km – √

2010-05-23 @ 02:05:30

Vélo : Trek 2300
Distance : 401.38 km
Durée : 1080 min.
Trajet : Voir le parcours

Nous sommes 3 à faire la flèche (Pier-Luc, Mathieu et moi). Il est 8:00 du matin. Première constatation. La portion en poussière de roche du petit train du nord s’est sérieusement dégradée depuis quelques années. Jadis, c’était très plaisant à faire avec un vélo de route chaussé en 23mm mais plus maintenant. Plusieurs sections sont carrément dangereuses avec des pneus étroits, le pire bout étant les 20 derniers km avant Labelle. La roue avant dérape dans les bancs de sable. Ça promet pour le retour la nuit. On arrête à Mont-Tremblant pour le lunch. La sandwicherie est dans un magasin de vélo. En Europe c’est fréquent ce genre de concept, au Québec c’est la première fois que je vois ça. Très sympa.

Flèche - Départ

Départ

Flèche - Lavez-moi

Lavez-moi!

Une fois passé Labelle, la piste est asphaltée. Il est grand temps car notre moyenne n’est pas très bonne. Par endroit il y a de sérieuses bosses et des roches qui percent le bitume mais elles sont bien identifiées de peinture orange fluo. On arrive à Mont-Laurier vers 18:00. Un peu avant il a fallu faire des acrobaties pour franchir un pont fermé. En l’absence d’indications par où passer on décide de faire fi des panneaux nous interdisant le passage.

Flèche - Le retour

Dans le bout de Mont-Laurier

Flèche - Pont fermé à Mont-Laurier

Pont fermé à Mont-Laurier

Flèche - Pont fermé ? Nada!

Y'a toujours moyen de moyenner!

Au retour vers 21 heures on passe en mode nuit. Mes 2 équipiers sont très bien équipés. Mathieu en bon randonneur, a un moyeu générateur Schmidt et une lampe à dell supernova qui éclaire très bien la route jusqu’à 30 pieds en avant. Je roule derrière lui avec ma Cateye qui éclaire rien pantoute. Derrière moi, Pier-Luc me suit avec une lampe de poche trouvée je ne sais où sur Internet et qui éclaire autant qu’un char! (sans farces) Bref on est bien équipé pour voir les portions dangereuses bien identifiées heureusement au moyen d’une peinture fluo qu’on voit de loin parce qu’à 30 km/h, c’est pas une bonne idée de frapper une roche qui sort de 6 pouces du sol. On arrive à Labelle vers 23:30. On a un peu plus de 6 heures pour faire les 75km qui restent avant le dernier checkpoint car il doit nous rester 25km à faire dans les 2 dernières heures de ce 24 heures.

Flèche - Ombres

Les silhouettes du trio

On roule maintenant dans la portion merdique de la piste de gravelle. Cette portion du parcours restera à tout jamais gravée dans ma mémoire. Je vois les arbres illuminés à l’avant. Sur le côté c’est le noir total. Je ne vois pas vraiment sur quoi je roule. Je dois suivre scrupuleusement Mathieu pour ne pas sortir du chemin et me ramasser dans la portion molle de la piste. Je sens ma roue avant qui dérape par endroit. À deux reprises j’ai failli l’échapper comme on dit. C’est aussi glissant que rouler l’hiver dans une piste enneigée. C’est surréaliste. Quand ça grimpe c’est pas trop mal car on ralentit beaucoup mais à partir de St-Faustin ça descend et là on roule. Je ne sais pas à combien mais les feuilles passent vite. À un moment donné on voit une bestiole qui bouge dans la piste. On fout les freins et on tombe nez à nez sur un Orignal qui est à moins de 30 pieds de nous et qui ne sait plus sur quel pied danser pour s’enfuir. Heureusement il n’a pas décidé de sortir de notre côté parce que c’est gros en batinse un Orignal!

Flèche - Labelle

23:30 à Labelle

On arrive au checkpoint à 4:30. On a 1h30 à rien faire. Idéalement il faudrait dormir mais il fait 5 degrés et  je suis complètement gelé. Je m’installe dans un coin avec un imper en guise de couverture et dès que je ferme les yeux je tombe dans un sommeil profond jusqu’à 6:00. Le garage Esso est ouvert. Un petit café, on signe les cartes et on repart. Il nous reste 25 km à faire. Le soleil se lève, on croise quelques chevreuils surpris par notre présence. On arrive à St-Jérome vers 7h30. On a droit à tout un accueil concocté par Miss Targa, Hoan et Diane. Mathieu et Pierre-Luc me diront qu’ils n’ont jamais terminé un brevet de cette façon! Quelle expérience. J’ai plein de lésions autour du cuissard mais rien de majeur. Je suis encore capable de m’assoir sur une chaise sans grimacer. Maudit qu’il fait beau aujourd’hui!

Flèche - Accueil Royal

Un accueil royal!

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La tarte au sirop d’érable (The Hard Version)

2010-04-23 @ 10:04:22

Vélo : Trek 2300
Distance : 231.90 km
Durée : 617 min.
Trajet : Voir le parcours

Cette ride avait pour but de tester le pouvoir glucidique de la fameuse tarte au sirop d’érable de Frelighsburg, de tester la durée de ma nouvelle batterie dans mon edge 305 et d’accumuler du kilométrage avant de faire la flèche Velocio du 22 mai.

On avait prévu partir vers 07:00 pour arriver à Frelighsburg vers 11:00. La vérité c’est qu’on est partis avec une demi-heure de retard puis entre Montréal et Chambly il a fallu arrêter plusieurs fois pour ajuster la tige de selle de Lise qui faisait des siennes (C’est le sympathique mécano tatoué de Vélo-Chambly qui a trouvé le problème). Avec tout ça on est arrivé à la Rumeur affamée vers 12h30. Pendant qu’on dégustait la fameuse tarte, Miss Targa a cru voir Puncherelo passer sur la rue principale. Sur le coup je me suis dit qu’elle faisait une overdose de glucides mais effectivement c’était bien lui car on apprendra plus tard qu’il avait oublié son passeport ce qui mit fin abruptement à sa sortie Jay Peak.

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Bienvenue à Frelig!

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Dégustation de la fameuse tarte

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Brûlons ces infames calories!

On est sortis de Frelighsburg par le chemin de Saint-Armand. Il y a 2 belles côtes en sortant du village et une troisième un peu plus loin, la Pigeon Hill. Cette portion du parcours (chemin Saint-Armand, Guthrie et Ridge) est magnifique l’été mais l’automne pendant la saison des couleurs c’est spectaculaire.

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La côte du chemin de St-Armand

À partir de ce moment on a droit à un vent de face de 15-20 km/h. Jusqu’à Notre-Dame-de-Stanbridge les arbres nous protègent un peu mais une fois sur le rang Kempt c’est le début de la Twilight Zone montérégienne, là où le temps s’arrête. Le rang Kempt c’est une ligne droite de 20km entre Sainte-Sabine et Iberville. Aucun répit possible, que du vent. Ce matin c’était tranquille lors de notre passage mais à 3:00 PM on roule avec le trafic débile du vendredi.

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Le rang Kempt

À Chambly on commence à en avoir plein le cul (dans tous les sens du terme). Un arrêt Chocolat s’impose avec une petite pause devant le bassin du même nom. Il faut pas trop s’éterniser sinon on sera plus capable de repartir. On traverse le pont Jacques-Cartier vers 18h30. Miss Targa commence sérieusement à sentir la fatigue ce qui s’explique relativement bien puisqu’elle a seulement 200 km de vélo dans les pattes en 2010. Tout de même! Je la crinque du mieux que je peux et j’ai du être convaincant parce que la lumière s’est rallumée dans ses yeux. «Bon on y va tu qu’on en finisse! »

Ma nouvelle batterie a passé le test avec succès. J’ai maintenant 12 heures d’autonomie (au lieu de 8 avec la batterie originale) soit autant qu’un Edge 705.

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Drivers Wanted

Passerelle de la 116

Passerelle de la 116

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Longue journée!

Publié dans Cantons de l'est, Longue-distance, Montréal, Montérégie, Parcours difficile | Commentaires (9)

Montréal-Québec version 3

2009-09-05 @ 09:09:00

Vélo : Marinoni
Distance : 237,4 km
Départ : 05:51:00
Arrivée : 17:00:00
Trajet : MTL-QC-EN-FIXE

Aujourd’hui j’ai décidé de relever un défi c’est à dire faire Montréal-Québec en pignon fixe en une journée. Pour rehausser le niveau de difficulté j’ai choisis de le faire :

  1. En solo
  2. Avec un sac cocotte qui pèse ~10 lbs
  3. Et un vent de face…

5:00
Le cadran sonne. C’est samedi pourtant…

5:51
C’est un départ. Il vente du NO @ 10 km/h donc j’ai le vent de côté. C’est mieux qu’un vent de face mais j’aurais préféré un vent favorable. J’espère tenir une moyenne de 25 km/h.

6h32
J’ai mal aux jambes. Techniquement il aurait fallu que je prenne une pause de 2 jours avant mais j’ai de la misère à me discipliner à ce niveau. Je suis à Saint-Sulpice, le soleil se lève et j’ai la 138 pour moi tout seul depuis mon départ.

7h43
Première vraie pause à la halte routière de Berthier. Le vent a commencé à tourner vers le nord. Je l’ai de biais maintenant, presque de face mais pas trop fort (~10 km/h) et surtout, il n’y a pas de rafales. À Marieville on appellerait ça une brise. J’ai une moyenne de 27,7 depuis le départ.

9h25
Après Berthier j’ai quitté la 138 à 2 reprises pour suivre la route verte qui emprunte le Chemin du Roy. Lorsque j’arrive au rond-point de Louiseville j’ai aucune idée de l’heure et je commence à avoir faim. J’étais partis pour dîner ici jusqu’à ce que je réalise qu’il est seulement 9h30… Bon va attendre un peu.

Yamachiche

11:00
Avant d’entrer dans 3R sur la rue Notre-Dame, je tombe sur un chantier de construction où j’ai droit @ 2 km de garnotte. Comme il n’y a aucune place pour un vélo et les voitures je passe d’un bord et de l’autre selon le trafic. J’ai failli me planter dans une poche de sable. J’arrive au restaurant Coco Tango de 3R à 11:00. J’appelle Miss Targa qui est tout étonnée que je sois déjà rendu là. Moi aussi d’ailleurs puisque depuis Yamachiche j’ai le vent en pleine tronche. Y’en aura pas de facile.

11:30
Je repart mais cette fois, non seulement j’ai un vent de face mais en plus il a redoublé d’ardeur. Mon Garmin est dans mon sac donc j’ignore à combien je roule. Finalement en analysant les chiffres par après je réalise que je n’ai pas ralenti malgré le vent. Je maintiens une vitesse de croisière de +- 28 km/h.

Halte routière un peu avant Batiscan

12h30
J’approche de Batiscan quand j’entends un petit bruit fatiguant au niveau de la roue avant. Un tic tic qui sonne comme un rayon trop ou pas assez serré. J’arrête au bureau touristique du quai municipal et j’ajuste quelques rayons. Problème réglé. J’en profite pour prendre un bon Pepsi mais ils n’ont pas de barre mars. Des incultes. C’est ici que les batteries de mon Edge m’abandonnent. J’avais probalement oublié de le recharger la dernière fois.

Quai municipal de Batiscan

2h30
Le téléphone sonne. Lise est à 3R chez sa mère et elle s’apprête à partir. Je lui donne RV @ Deschambault au café Zéphirin.

15:00
Quand j’arrive au café Zéphirin je suis sur le bord de bonker. Il est temps d’appliquer le truc de la tarte au sirop d’érable. 2 thés glacés, un carré aux dattes et un morceau de sucre à la crème devraient être suffisant pour que je me rendre à destination. J’ai maintenant une voiture balais et je peux enfin me débarrasser de mon sac. Je sais pas ce que j’ai pensé en amenant tout ce stock. 2 chambres à air, un cellulaire, un appareil photo, une pompe topeak roadmorph, les outils, mon cadenas en U, des barres tendres, des jujubes, etc

15h30
À partir de Deschambault il y a quelques bosses. 5 au total que je monterai comme si de rien n’était, aidé il va sans dire par ma consommation excessive de sucre. Par contre j’ai très mal aux bras. Mon guidon de piste Nitto conçu pour courser sur un vélodrome japonais manque de positions et bien sûr, je n’ai pas de cocottes. Je commence à avoir hâte d’arriver.

17h00
Mon trajet se termine dans l’Ancienne-Lorette au coin de Jean-Gauvin et de la 138. Je ressens une bonne fatigue mais c’est pas si pire. C’est en montant à pied les 3 étages de l’hôtel pour me rendre à ma chambre que j’ai réalisé que j’avais finalement les jambes en compote.

Mission accomplie!

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212 km édition 2008

2008-06-30 @ 07:06:00

Vélo : Trek 2300
Trajet : 212 km
Dénivelé : 1069 m
Distance : 212 km
Temps : 08:05
Départ : 07:38
Arrivée : 18:38

Nouvelle version de ce trajet de 200km que j’ai fait l’an passé avec Lise. Cette année nous l’avons parcouru dans le sens anti-horaire pour éviter de terminer sur le rang Kempt, une ligne droite de 20 km qui s’étire d’ouest en est dans la région la plus venteuse du Québec : la Montérégie. Avec un vent de face c’est un vrai calvaire. Entre Frelighsburg et Dunham nous avons emprunté le chemin du lac Selby au lieu de rouler sur la 213. Une belle montée toute en douceur avec une finale à 6% sur 1,5 km. La 215 qui longe le lac Brome puis la 243 jusqu’à la 10 sont encore en piteux état. C’est la portion vélo de montagne du parcours. Finalement retour par l’eeeestrrrrrrriaaaaaaaaaddddddde puis la route des champs. Mon Edge a épuisé ses réserves à 7 km de la fin. Je suis dû pour m’acheter un powerpack.

Le début du rang Kempt à Iberville

La fin du rang Kempt à Sainte-Sabine 20 km plus loin

Grange octogonale à Mystic

Sur le chemin de Mystic

Ce chat adore la tarte au sirop d’érable

Le lac Selby

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147km du CVRM

2008-05-03 @ 08:05:00

Vélo : Trek 2300
Trajet : Populaire 147
Distance : 156,1 km
Température : 10C
Vent : ESE 32 rafale 41 km/h
Conditions : Exécrable (Pluie, vent , froid)
Départ : 09:00
Arrivée : 15:00

J’ai eu les 2 pieds gelés pendant 6 heures. En fait j’avais l’impression de pédaler avec 2 blocs de bois. On était loin de la petite sortie bucolique de la semaine passée.

Site du CVRM.


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