Vélo : Trek 2300
Distance : 371.60 km
Durée : 1110 min.
Trajet : Voir le parcours
Arkel : Le port-bagage Arkel de Carl est chambranlant. Le contenu de son sac Pelican est transféré dans son sac cocotte.
Bidon : Le fixe de Carl n’a pas de porte-bouteille. Il traîne 3 bidons dans son sac cocotte. I litre d’eau = 1 kilo. Non seulement c’est pesant, il doit arrêter pour boire.
Calme : Rouler sur la 138 de nuit c’est absolument zen. Entre Mtl et 3R on a pas croisé plus que 20 voitures et on a eu droit à quelques étoiles filantes.
Déprime : Carl a des pensées négatives depuis Lavaltrie. Son sac est pesant. On commence à réaliser que son setup c’est pas l’idée du siècle.
Endormitoir : Je vois Carl zigzaguer à quelques reprises. Je pense qu’il veut éviter des trous. Il est carrément en train de s’endormir. On arrête à Louiseville pour un café.
Froid : Entre Berthier et 3R j’ai gelé. J’avais juste amené un jersey sans manches et un petit coupe-vent de polyester également sans manches. Ça m’aurait pris un chandail de laine Merino.
Gants : Une note pour que je pense à changer mes gants.
Halte : Petit déjeuner au MacDo de 3R. Y’a pas grand chose d’ouvert à 5h du mat. Le soleil se lève tranquillement. On a hâte qu’il commence à chauffer.
Ironie : Notre ami le vent fait dans l’ironie. Il souffle du Nord-Est depuis Ste-Anne-de-la-Pérade. Pour Carl c’est un supplice de plus. Résumons : Sac pesant, ne peut pas boire souvent, fixe, vent de face. Il ne manque qu’un silice…
Jasette : Vous venez de où? Montréal. Vous êtes partis hier? Non cette nuit. Vous allez où??? St-Irénée. (Rendu ici la personne qui pose ces questions a la bouche ouverte comme un poisson et n’émet plus aucun son)
Ken toé! On s’est amusé avec un suceur de roues dans les côtes de Québec. Il a tenu bon pendant quelques km avant d’abandonner. On a aussi croisé des coureurs. Il y avait une course cette journée là. Première crevaison sur un pneu cadence à cause d’un morceau de vitre en forme de silex qu’il a fallu extraire avec des pinces.
Las : Carl avait commencé à douter qu’il puisse se rendre jusqu’à Ste-Irénée à partir de Deschambault. Rendu à Québec il confirme qu’il arrête ici. Moi je suis surpris qu’il se soit rendu jusqu’à Québec avec 30 livres dans le dos!
Marde (de la)! J’ai décidé de prendre la 360 entre Québec et Beaupré. Le problème c’est qu’il y a de la construction. Descend une rue en bas, remonte en haut, descend en bas, remonte en haut. Au dépanneur un cycliste me suggère fortement de prendre la 138. Maudite bonne idée parce que le vent a viré de bord. Je fly!
No problemo : Pour le moment tout va pour le mieux. Je sais que le pire reste à venir. 90 km de côtes. Je me lance dans la première côte de la miche avec détermination.
Ostifi que c’est long! À partir de Beaupré ça monte pendant 20km. Cette nuit je gelais, maintenant je bouille. J’achète de l’eau au gallon et je me fait des douches d’eau froide.
Point le plus haut : Le sommet est à mi-chemin entre Beaupré et Baie-Saint-Paul. Maintenant ça descend. Mon odomètre est mort donc j’ignore à quelle vitesse je roule.
Quizz : Pensez-vous qu’il est possible de s’endormir sur un vélo?
Réponse : Pendant la descente de Baie-St-Paul alors que je roulais probablement au dessus de 85 km/h j’ai eu une absence de quelques secondes. À partir de ce moment là je décide de me secouer la tête pour rester éveillé dans les descentes. Les automobilistes qui passaient par là s’en souviennent encore.
Sonne (le téléphone) : Miss Targa m’attend aux éboulements. Elle me prévient qu’il y a 2 chantiers de construction avec une seule voie d’ouverte et aucun accotement.
Trop c’est comme pas assez : La montée de la 362 en quittant Baie-Saint-Paul c’est 5 km avec du 10% un peu partout. Je ne m’obstine plus. Je met le petit bracket et je mouline.
Urge (ça) : J’arrive au premier chantier. Je laisse passer la file de voiture et je me garroche. Ça monte criss! Je vois la file de voitures qui attendent de l’autre côté que la lumière vire au vert. M’as tu me rendre avant?
Victoire! Entre les 2 chantiers il y a une 15%. Les voitures de l’autre côté attendent encore le feu vert. Les fenêtres sont ouvertes et on m’encourage. Lâchez pas monsieur! Je me sentais comme dans le tour quand ils arrivent au sommet d’un col!
Wapiti : Je n’ai croisé aucun Wapiti sur la route.
X (je cherche encore un mot qui commence par un X si vous avez une suggestion) : J’arrive enfin aux éboulements. Il reste seulement la côte du village à monter. Je roule maintenant avec Miss Targa et Angelo qui sont venus me rejoindre à vélo.
Yeah! La dernière côte est franchie. Il ne reste que quelques km avant d’arriver. La maison est en haut de la côte qui mène à St-Irénée. 370 km plus tard , j’ai encore du jus pour faire des accélérations. Faut dire qu’on me filme donc ça motive!
Zzzzzzzzzzzzzzzzzzzz On a une réservation à 20:00 au resto. Je suis debout depuis 36 heures. J’ai eu quelques absences durant le souper… Dodo.













































